S’acheter des abonnés?

Ça me dérange beaucoup tout ce qui circule sur les réseaux sociaux et l’histoire des faux comptes.

Récemment je suis tombée sur une vidéo (que mon amoureux m’a partagée) et qui raconte l’expérience d’un créateur de contenu qui a testé l’achat d’abonnés sur Instagram. Il raconte que ça n’a pas du tout été concluant pour lui malgré les euros investis et il y dénonçait les mauvaises pratiques sur Instagram et la mauvaise gestion par la plateforme, de ceux qui abusent de ce phénomène.

J’ai initialement créé mon compte sur Instagram à l’été 2011. Je voyais régulièrement passer des photos que les gens partageaient sur Facebook (qui était LE réseau social de l’heure à l’époque) via leur compte Instagram. Moi qui, depuis toujours, aime partager des photos, même à l’époque sur Facebook, je trouvais ça génial ce concept entièrement dédié à partager des photos et une courte description. Je m’en suis ensuite beaucoup servi pour partager des moments bucoliques de ma grossesse, alors enceinte d’Alexandre, et des plats, et des enfants, etc. Avec le temps, je me suis créée une petite communauté et c’est réellement vers 2015 que mon compte s’est mis à récolter beaucoup d’abonnés. Il faut mentionner que c’est aussi à cette période que j’avais commencé à créer du contenu sur YouTube.

Or, en janvier 2018, au moment où Instagram a modifié son algorithme de manière à contrôler ce que nous voyons en premier dans notre fil d’actualité, à promouvoir certains comptes et à faire en sorte que parfois nos publications ne se faisaient carrément pas remarquer par nos abonnés puisque ce n’était plus classé de manière chronologique, on a vu notre nombre de « j’aime » diminuer. Ajoutons à cela le nombre d’utilisateurs qui a explosé et notre choix de compte sur lequel nous nous abonnions était plus ciblé. Normal : nous choisissons les comptes selon ceux qui nous correspondent le mieux, qui nous inspirent et non plus parce qu’une personne a beaucoup d’abonnés et que c’est cool Instagram. Une sélection naturelle et intelligente car Instagram devenait une des plateformes les plus utilisées. Normal également qu’à partir de ce moment certains cherchaient des solutions pour palier leur nombre de désabonnement, et que d’autres se voulait la solution à ce problème en créant des banques de faux comptes. À raison de quelques dollars, on gagnait des abonnés, des « j’aime » et des « impressions » sur la nouvelle planète Instagram.  Bienvenue dans le monde du fake!

Est-ce que j’ai déjà pensé m’acheter des abonnés? Peut-être, mais chaque fois l’idée de me retrouver avec des abonnés qui n’ont rien à voir avec mon contenu, c’est comme si je payais pour être aimée et cette idée me répugnait. Est-ce que ça me décourage de voir mon nombre d’abonnés chuter par période, pour en regagner que quelques-uns le mois suivant? Un peu. Par contre, ça fait plusieurs mois après le changement dans l’algorithme que j’ai cessé de me préoccuper de mon nombre d’abonnés ou de « j’aime » sur mes photos. Sachant également qu’il y a un ménage organique qui se fait et que si une personne qui me suit depuis 2013 et qui aujourd’hui ne s’identifie plus à mon contenu parce que je ne parle plus d’allaitement maternel, je ne me sens nullement vexée. La vie continue et nos intérêts ne cessent d’évoluer, naturellement nos abonnés aussi.

Par contre, un aspect dont je me réjouis beaucoup c’est que je reconnais les gens qui me suivent sur mes différents réseaux, et que nos champs d’intérêts se ressemblent puisque je me penche régulièrement sur mes statistiques et force est de constater que mon évolution demeure stable. D’ailleurs, par désir de transparence j’ai fait un screenshot de mes statistiques Instagram, que je laisse ici. Aussi, parce que je suis très ravie de constater que de l’extérieur, quelqu’un qui pourrait se demander si mes abonnés sont « vrais », pourrait très bien constater que les gens qui ont choisi de cliquer « s’abonner » à mon compte sont des personnes de ma région, ma province, beaucoup de jeunes filles, jeunes adultes, des mamans, des étudiantes. J’aime ça. En gros, comme dans n’importe quoi, il y a des hauts et des bas, des pratiques moins honnêtes, et même si ma présence sur les réseaux sociaux est devenue une forme de « business » que je gère avec mon amoureux pour mettre nos créativités respectives à profit, notre principe demeure de nous amuser et tant que ça va être le fun de créer, d’inspirer et de partager, nous y serons!

Les femmes dominent parmi mes abonnés! ❤️
Voilà, maintenant vous savez tout! 😎
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