Mon amour.

Je ne vous le cacherai pas, devenir célibataire et monoparentale alors que j’avais passé le cap de mes 40 ans, a amené son lot de questionnements. Entre-autre, avais-je encore l’âge pour tomber à nouveau en amour et recommencer une longue histoire? Ou peut être avais-je assez donné et qu’il était temps pour moi de profiter et de me mettre, comme personne, en première position sur ma liste  de gens à aimer. Quoi qu’il en soit, on m’avait fortement suggéré de  mettre à jour mon urban dictionnary afin de savoir différencier une « fréquentation », un « f*** friend », un « chum » ou une « date ». Les temps avaient changé depuis 22 ans lors desquelles j’avais vécu deux relations conjugales.

Ça m’a pris un moment pour me convaincre, dont quelques soupers de filles et ma découverte de quelques applications pour finalement me laisser le droit d’être célibataire et faire fi des de gros yeux que je m’auto-infligeais de peur de tomber dans ledit patern. Il y a eu ces hommes. Des rencontres, des aventures. Des personnes à qui je voulais bien dire ce que j’avais envie de leur laisser entendre. Je leur laissais visiter ce que je voulais, selon l’envie du moment et je me plaisais parfois à jouer un rôle que je n’étais pas dans la vraie vie. Et je ne parle pas que de sexe, mais aussi de flirt ou de discussions simples autour d’un verre. L’espace d’un moment où je me permettais de plaire et de me convaincre que j’avais encore la « touch ». Rien de plus.

Pis il y a eu toi. Cette connexion fine pointe qui m’a fait tout te raconter sans jouer un rôle ou me poser trop de questions. On pouvait rester là à discuter de nous et de tout sans compter les heures. Le décor autour de nous pouvait changer des dizaines de fois, mes yeux et mon écoute n’étaient que pour toi. Je me plaisais à t’imaginer partout dans ma vie et ça me rendait bien. Tes mimiques et ton parlé, dans tous les détours de mon quotidien. Mes objets dans tes mains, les tiens près des miens, ta personne dans le décor de mon chez moi et nos vies dans une parfaite juxtaposition.

J’avais pas imaginé que ce soit si simple de tomber amoureuse. Même après quelques échecs, des égratignures, parfois profondes, et nos bagages respectifs. J’ignore pourtant où ça nous mènera, mais j’ai ma petite idée, pis elle est exactement comme le l’avais visualisée tout de suite après m’être dite, il y a plus d’un an, que j’étais trop vieille pour recommencer ces niaiseries là.

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