chronique: faits divers

Le syndrome du vide des réseaux sociaux.

La fin 2019 a été très significative pour moi et m’a mené à une très longue réflexion. Je l’ai d’ailleurs abordé dans une capsule sur ma chaine YouTube publiée récemment (voir le lien à la suite de ce billet, si ça te dit).

D’une part, je crois que mon lève-coeur des réseaux est venu d’une consommation trop intense de divers contenus au cours des dernières semaines. J’ai beaucoup regardé, écouté, analysé sur quoi je tombais. J’étais la cible « cliqueuse » idéale pour tout créateur qui cherchait à mousser ses stats! Parfois je tombais sur du contenu intéressant, et je lisais ou regardais du début à la fin, mais plus souvent qu’autrement, je ne passais que quelques minutes, voire secondes, sur le contenu. Tristement, dans dans la majorité de mes clics, c’était du contenu vide. D’où mon nouvel intérêt pour les Podcasts, ainsi que la plateforme Twitter sur laquelle je suis redevenue active. Puisque, mise à part quelques exceptions, je trouve que c’est l’un des réseau social le plus intéressant pour lire des publications pertinentes actuelles, concises et moins « je-me-moi » (ça dépend évidemment de qui tu suis).

Il y a eu un temps où la plupart consommaient le contenu sur les réseaux sociaux. Des spectateurs. Avec la personnalisation des comptes et la multiplications des plateformes, les spectateurs sont aussi devenus des créateurs – bien malgré eux! Et merci aux nouvelles algorithmes qui, heureusement, filtrent tout ce qui passe sinon c’est certain que les réseaux perdraient des joueurs. Car oui, ces petits robots intelligents nommés algorithmes font en sorte, le plus souvent possible, que vous ne voyez passer que des trucs qui tombent dans vos champs d’intérêts.

Au troisième trimestre 2019, Facebook comptait 2,45 milliards d’utilisateurs actifs chaque mois et 1,62 milliard d’utilisateurs actifs chaque jour dans le monde. – Extrait du Journal du net, 31 octobre 2019

À mon (très, très) humble avis, le problème vient du fait que beaucoup de personnes veulent publier à tout prix et le plus possible – je lève ma main. bien haute – car j’étais de ces personnes il n’y a pas très longtemps. J’ai scruté à la loupe mon propre contenu sur les réseaux sociaux après plus de 3 ans d’activités comme créatrice de contenu – et depuis plus longtemps si on calcule que j’ai débuté mon blogue en 2005. J’étais, pour la plupart du temps à côté de mon objectif qui était d’apporter une plus-value à mon contenu et d’offrir quelque chose d’intéressant pour mes lecteurs ou abonnés. Parfois ça m’arrivait – sans vouloir être trop sévère à mon endroit – de publiant des trucs intéressant comme un témoignage sur un sujet quelconque ou une expérience vécue, une activité, mais la plupart du temps c’était des publication axée autour de… moi. Comme si ça intéressait à ce point ce que je mangeais, achetais, vivais. Du vide finalement car tout le monde a une vie.

D’autre part, je crois qu’avant d’appuyer sur le bouton « publier », beaucoup de créateurs (ou blogueurs, ou influenceurs), ne réfléchissent pas à la pertinence et à ce que ça apporte de plus à ceux qui consomment leur contenu. Et attention, je ne parle pas ici uniquement de mettre en ligne du contenu éducatif ou qui demande des heures de recherche. La création rime également avec une photo sublime, une réflexion que nous faisons et que nous avons envie de partager avec notre communauté, de l’humour, un endroit méconnu, etc. Ça peut demeurer léger, quand même.

Beaucoup de blogues existent avec comme objectif de publier là un rythme régulier et qui font appel à des « blogueurs » qui rédigent. Parfois et très souvent c’est répétitifs puisque ces blogues ressemblent à d’autres blogues traitant de sujets similaires. Alors on priorise la régularité des publications plutôt que la richesse ou pertinence du contenu. Idem pour les chaînes YouTube. On se donne un objectif de publier une à deux vidéos par semaine et quand arrive la panne d’inspiration, on tombe rapidement dans le déjà-vu ou le manque de cohérence avec notre objectif principal.

Pour ma part, j’ai toujours cette envie de créer. À un rythme moins régulier mais pour offrir une qualité de contenu. Faire grandir ma communauté non pas en chiffre mais avec mon contenu, en la divertissant, lui faire découvrir des sujets, des personnes. Voilà où j’en suis dans ma réflexion.

florenceelyse

maman, parajuriste, accro des médias sociaux et youtubeuse.

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