La France. L’arrivée.

Je n’ai jamais vu la Tour Eiffel autre qu’en photo. Ça m’apparaissait irréel que je puisse la contempler en personne. Jeune, je ne pensais pas trop à voyager sauf pour des vacances à la plage ou au chalet en famille. Plus tard, l’idée d’investir dans les voyages était impossible puisque fonder une famille dès l’âge de 17 ans comprend beaucoup de compromis.

C’était maintenant. Je partais. J’avais prévu tout le nécessaire pour chaque jour de ce périple. Vêtements, souliers, cosmétiques, Euros, passeports,… une grande valise, pas trop remplie mais les yeux et la tête eux, ils avaient soif de l’être.

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Nous avons quitté Montréal le soir pour voyager de nuit. C’était parfait, nous avions prévu dormir dans l’avion et au réveil à Paris, déposer les bagages et partir découvrir la ville. « Nous avions prévu » est exact car nous n’avons pas beaucoup dormi. Sauf une quinzaine de minutes à deux reprises. Enfin à Paris l’aéroport ressemblait à n’importe quel aéroport et je n’aurais pu dire où nous étions si ce n’était du mur qui affichait « Paris vous aime ». Nous avons pris le taxi, j’ai découvert l’autoroute française avec ses voitures différentes et d’autres comme les nôtres. Les plaques d’immatriculation européennes, ces gens qui allaient et que j’observais à des milliers de kilomètres de chez moi.

Nous avons ensuite posé nos bagages à l’appartement qu’une amie de la famille nous a offert pour notre court séjour à Paris. Typiquement français avec ses fenêtres à volets, son jardin qui donne sur les fenêtres des autres. J’observais tout comme une enfant. On fait quoi ici quand on est parisien? On travaille? On a la même routine que chez moi? On se préoccupe des mêmes détails? Ou on bosse un peu en attendant toujours l’apéro et les discussions, en fumant? Bref, je tentais de trouver les similitudes, moi qui n’avait vu l’Europe que dans les films. On a fait la sieste après être rentrés d’un copieux déjeuner (équivalent du lunch d’ici) qui comprenait des charcuteries, pain, beurre artisanal, fromages, et du vin blanc – même si physiquement mon corps était encore à l’heure du Québec, soit 6h00 du matin. Après une sieste qui s’est avérée beaucoup trop longue, nous avons marché dans Montmartre, mangé une entrée et bu du vin (encore!) pour ensuite nous rendre près de la Tour Eiffel afin d’admirer les feux d’artifice de la fête nationale française.

Mais d’abord, pour revenir à Montmartre, j’ai été très enchantée par l’atmosphère paisible et creative qui y règne. Ses rues qui ont de l’histoire, ses monuments d’époque qui nous donne envie de comprendre, de sentir et de vivre le passé pendant un moment. À un moment, en marchant, mon amoureux m’a dit « regarde à droite tout au fond, on peut la voir! ». « On peut LA voir », elle y était. La jolie, la magnifique, la symbolique Tour. J’ai eu une émotion. Elle était là, très au loin, toute petite mais déjà majestueuse. Soudainement, le Grand Paris ne semblait rien en la voyant si grande, plantée là. Plus nous marchions, plus nous nous rapprochions d’elle, mais jamais assez. J’avais envie de me sentir minuscule face à elle. Qu’elle me couple le souffle et qu’elle impose sa grandeur et son respect devant moi.

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Il n’y avait absolument aucun moyen de l’approcher. Tous les issus étaient bloqués en raison des feux d’artifice. Des policiers à chaque coin, nous demandant de faire demi-tour. Nous avons marché, pris des photos à des angles différents, et il se faisait tard, même à l’heure de chez nous. Plus nous marchions, plus nous nous rapprochions d’un issu où la sécurité semblait absente, probablement en raison de l’heure. Le bruit, les chants, les rires et les groupes au milieu des rues se dissipaient, et cette ouverture dans la clôture Avenue de Suffren. Et elle était là. Magistrale, exacte et vraie. Je l’admirais de haut en bas pendant qu’elle semblait occupée à demeurée garante de son image international.

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Puis nous sommes allés dormir car il se faisait tard et nous avions du sommeil à rattraper.

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